|
|
Informations diocésaines
Textes
Voeux de Noël et du Nouvel an de Mgr Jean-Pierre Blais(Format MP3)
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Novembre / Décembre 2011
Vous devez avoir Acrobat Reader version 4.0 ou plus
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Septembre / Octobre 2011
Vous devez avoir Acrobat Reader version 4.0 ou plus
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Juillet / Août 2011
Vous devez avoir Acrobat Reader version 4.0 ou plus
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mai / Juin 2011
Vous devez avoir Acrobat Reader version 4.0 ou plus
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mars / Avril 2011
Vous devez avoir Acrobat Reader version 4.0 ou plus
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Janvier / Février 2011
Vous devez avoir Acrobat Reader version 4.0 ou plus
« Rien à vendre! » Dans quelques jours, les fêtes de fin d’année battront leur régime. Depuis plusieurs semaines, magasins, radios, courriels, chaînes de télévision déclinent le bonheur sous toutes les latitudes et les soumissions pleuvent à nos portes. La bonne nouvelle est annoncée: « Magasinez, achetez, consommez mes enfants, c’est le bonheur, il y a tant de nouveautés, tant de merveilles qui vous attendent, on vous les vend parce qu’on vous aime!» Cette douce musique des plus savoureuses, finit toujours par vous arracher le portefeuille et vous ensorceler à contrecœur. Mais il est déjà trop tard pour se réveiller, le train a passé, la marchandise est livrée, il vous reste à payer! Tout a été savamment pensé pour vous depuis des mois par une industrie mondiale qui dépasse notre entendement. Vos moindres désirs sont étudiés, scrutés à la loupe, on pense à votre place, on se met à votre place, mieux : on fait à votre place. Périmé le temps « de l’offre et de la demande » et du consommateur roi. Aujourd’hui on vous offre ce que vous n’avez nullement besoin et même si vous n’avez pas d’argent, quand même ; celui-ci vous sera vendu, c’est l’art du marketing, le business ne dort jamais! Pour contrebalancer les effets dévastateurs de telles festivités, certains ajouteront une note exotique en allant fêter le p’tit Jésus à l’église, de préférence à la messe de minuit. Ce jour-là l’Église fera le plein, ce qui au passage la rassure toujours un peu ; tout n’est pas perdu! Dans le seul temple où rien n’est à vendre ce jour-là, les souvenirs d’enfance réveilleront nos frêles innocences par ces quelques moments furtifs « où notre cœur a pressenti le vrai bonheur ». Mais le raz-de-marée nous a tellement absorbés de sa magie et de ses marchandises qu’il est bien difficile de retourner sur ses pas. Eternel combat du dehors et du dedans. Combat inégal diront certains. On ne peut faire autrement au risque de laisser nos chers bambins orphelins, dépouillés de leurs cadeaux, marginalisés dans la culture de la surconsommation. Tant il est vrai qu’aujourd’hui on n’offre plus un cadeau, il est choisi d’avance. Le don devient un droit acquis, calculé et quantifié normal, banal! Et pourtant, il y aura toujours ce soir-là quelque part un Enfant sur la paille qui contemplera nos insignifiantes manœuvres pour nous dépouiller de nos délires marchands. Il y a aura toujours cette nuit-là, ce chœur des anges célestes pour chanter la seule Paix qui vaille, celle du cœur. Il y aura toujours depuis ce soir là, l’incessante victoire de la Vie pour mettre un terme au superflu, à l’inutile de nos existences. C’est le trésor de l’Évangile que de ne rien vendre, beaucoup l’ignorent. C’est pourquoi chaque dimanche est une fête, on consomme sans rien monnayer ni acheter! De la naissance de l’Enfant au dépouillement total de celui-ci sur la Croix, Dieu n’est pas à vendre ; que du don à l’état pur. On comprend pourquoi c’est si difficile de croire au christianisme! Le fameux prologue de l’évangile selon saint Jean proclamé le jour de la Nativité ne s’y trompe guère : « En Lui était la Vie et la Vie était la lumière des hommes.» Aucune chose au monde ne pourra donner cette contrepartie. Nous vivons parce que la Vie nous est donnée à chaque instant et si par méprise nous l’aurions oublié, la mort, signe paradoxal du don, prouve bien qu’il en est un! La venue de Jésus révèle que nous sommes ce don de Dieu, c’est dire que nos relations humaines ne peuvent se vivre en termes de prix, de valeur ou d’argent. Si le soir de Noël, nos gestes et nos cadeaux expriment la reconnaissance et l’offrande que nous exprimons pour la Vie, nous pourrons croire qu’un « Sauveur nous est né, un Fils nous est donné; l’insigne du pouvoir est sur son épaule; on proclame son nom : « Merveilleux-Conseiller, Dieu-Fort, Père-à-jamais, Prince-de-la-Paix » (…) Voilà ce que fait l’amour invincible du Seigneur de l’univers » (Isaïe 9). Jimmy Delalin, prêtre, formateur diocésain Diocèse de Baie-Comeau
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Novembre / Décembre 2010
Vous devez avoir Acrobat Reader version 4.0 ou plus
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Septembre / Octobre 2010
« Venez à l’Écart ! » Vacances obligent, le rythme de nos activités va se ralentir. Un bel été s’annonce pour reprendre souffle et vivre « autrement » ce temps, à tête et cœur reposés! Beaucoup nous souhaiteront de bien en profiter. Ce vœu sonnera comme une invitation pour nous retrouver en famille, avec nos amis et fortifier nos liens, peut-être pour en renouer d’autres oubliés ou perdus, parfois détériorés avec le temps. Ce souhait, prenons-le aussi pour nous-mêmes! Un peu d’égoïsme ne fait pas de mal si l’on garde l’essentiel: « Aimer Dieu de tout son cœur, de toute sa force, de toute son âme et aimer son prochain comme soi-même». Sagesse que de s’occuper de soi de temps en temps et ainsi se « re-poser » et mieux « re-partir » demain dans nos responsabilités. « Reposez-vous un peu », Jésus le demandait expressément pour ses disciples revenant de mission. Il sentait bien qu’il fallait offrir à ses amis ce repos au risque de ne pas tenir la distance! Il précisait immédiatement comment faire: « A l’écart ». Cette expression est d’une grande valeur spirituelle. C’est en prenant du recul avec son vécu que l’on perçoit mieux le sens de notre existence. Jésus semble nous dire quelque chose comme : « Prenez de la distance pour quitter les mauvaises habitudes. Faites le tri de vos attachements pour vous attacher à ce qui demeure vraiment. Choisissez des chemins de vie et non de mort! » S’éloigner pour vaquer à d’autres occupations est un immense bienfait. Lorsqu’on se met à l’écart, on redécouvre peu à peu l’immense gratuité de la vie. Une joie se fait soudainement perceptible. La simplicité, la sérénité reviennent lorsque nous sommes moins bousculés, moins stressés, moins inquiets du lendemain. Nous goûtons le bonheur d’une certaine présence en vivant les choses autrement. « Vivre autrement», certes mais par où faut-il commencer ? Disons que si nous savons d’emblée que certaines situations ne peuvent changer irrémédiablement, « je » peux néanmoins changer. Le vrai changement commence toujours par soi-même. En prenant un certain recul, ce qui habite le fond du cœur se révèlera progressivement et c’est le plus important. L’Évangile le déclare: « Là où est ton trésor, là est ton cœur ! ». Car c’est « du dedans du cœur » que l’Esprit parle à notre esprit, c’est « du-dedans » que formons tous désirs, les bons comme les moins bons. Le cœur humain est donc la résidence où Dieu cohabite en permanence avec nous. En prendre soin est une priorité. Il n’est donc pas surprenant de demander au Seigneur « Un cœur nouveau, un esprit nouveau »! Rejoindre cette résidence du cœur est prière. Vertige de l’amour si nous laissons peu à peu l’Esprit du Seigneur transformer davantage notre demeure! En priant avec vous, en rendant grâce, je vous souhaite de très belles vacances. Jimmy DELALIN +
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mai / Juin 2010
Voeux de Noël et du Nouvel an de Mgr Jean-Pierre Blais(Format MP3)
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mars / Avril 2010
150 ans d'histoire des Soeurs Servantes du Saint-Coeur de Marie La Congrégation des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie célébrera, en 2010, le 150e anniversaire de sa fondation. Actuellement, onze religieuses de cette communauté oeuvrent dans sept milieux du diocèse de Baie-Comeau. L’ouverture officielle de l’année jubilaire aura lieu le 30 décembre 2009, à l’occasion de sa traditionnelle journée familiale au 37, avenue des Cascades, Québec, sous le thème : Célébrons le Don de Dieu, Hier-Aujourd’hui-Demain. « Ce que nous souhaitons de tout cœur pour les célébrations du 150e, c’est que nous rendions grâce avec les membres du peuple de Dieu de nos lieux d’insertion pour le Don de Dieu qu’est la Congrégation et son charisme. Don de Dieu pour la croissance de l’Église et de notre monde comme l’ont voulu nos fondateurs .» Sœur Louise Payeur, s.s.c.m.,supérieure générale Hier Fondée à Paris le 19 mars 1860 par François-Jean-Baptiste Delaplace, et Jeanne-Marie Moisan, la jeune famille religieuse répond aux besoins de l’époque. L’ouverture d’un orphelinat permet d’assurer une éducation chrétienne à des petites filles abandonnées dans les rues de Paris. La Congrégation des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie trouve donc ses origines dans cette « petite œuvre » comme se plaît à l’appeler le Fondateur. Il ajoutait : « J’ai planté le premier jalon; si c’est la volonté de Dieu qui m’a dirigé, il en viendra d’autres. » F. J.-B. Delaplace, C.S.Sp. En 1889, pour une première fois, des sœurs traversent l’océan afin d’ouvrir une mission aux États-Unis (Illinois). Trois ans plus tard, en 1892, la Congrégation répond à un appel venu du Canada. Les sœurs sont accueillies à Saint-Éphrem de Beauce. La confiance en la Providence permet aux Fondateurs d’implanter dans la foi ces nouvelles fondations. Cette entrée en terre d’Amérique apparaît comme une voie d’avenir pour la petite famille religieuse. La terre canadienne porte du fruit et donne à l’Église de nombreuses vocations permettant l’expansion de la Congrégation en pays étrangers: Cuba (1950), Cameroun (1953), Argentine (1963) et Chili (1997). Aujourd’hui Au Québec, la Congrégation est présentement insérée dans six diocèses. Sous le souffle de l’inspiration première, elle porte le souci d’une éducation aux valeurs humaines et chrétiennes où le respect de la personne et l’apprentissage à la vie demeurent prioritaires. C’est dans cet esprit qu’à Québec, dans l’arrondissement Beauport, l’Externat Saint-Cœur de Marie continue d’accueillir des jeunes de niveau primaire et, depuis septembre 2009, d’offrir une formation en classe maternelle. Dans l’Estrie, à Waterville, le Collège François-Delaplace assure l’enseignement secondaire à des jeunes filles avec service de résidence. Dans un esprit de famille et en partenariat, des laïques avec des Servantes du Saint-Cœur de Marie favorisent une continuité dans les œuvres d’éducation de ces deux institutions privées catholiques. Dans un rôle de collaboratrices, les sœurs sont présentes dans différents services humanitaires et soutiennent des organismes communautaires qui assurent à des familles et à des personnes démunies le respect de leurs droits et de leur dignité. L’animation, aux niveaux diocésain, paroissial et scolaire fait partie des champs d’action apostolique. Plusieurs sœurs s’engagent dans des activités d’initiation chrétienne, des visites aux personnes seules ou malades, de multiples services de bénévolat selon leurs talents et leur disponibilité. La pastorale des vocations, dans le vécu d’une option de Congrégation, demeure une priorité. Des rencontres «Rassemblement jeunesse» permettent à des jeunes adultes (18-35 ans) de se laisser interpeller, de cheminer dans la foi et de s’ouvrir à divers engagements. Cinq communautés vivent un projet avec des jeunes adultes en recherche de sens à leur vie, de discernement et d’accompagnement spirituel ou pour une expérience de vie consacrée. Des sœurs aînées ou malades vivent leur mission selon l’esprit des Fondateurs et soutiennent spirituellement les engagements diversifiés des sœurs de la Congrégation. Par la prière et l’offrande de leur vie, elles participent à la vie de l’Institut et à celle de l’Église. Depuis près de 25 ans, des personnes affiliées à la Congrégation nourrissent leur vie baptismale en approfondissant la spiritualité des Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie centrée sur le primat de Dieu et l’Incarnation. Ces femmes et ces hommes s’engagent, dans leur milieu respectif, à vivre leur foi à la suite de Jésus serviteur et à la manière de Marie servante. Demain Des germes de vie apparaissent, gardant vivante l’espérance, car des jeunes filles continuent de manifester le désir de s’engager comme Soeurs Servantes du Saint-Cœur de Marie au Québec et dans les pays où elles sont insérées. À la suite des Fondateurs, les sœurs de la Congrégation veulent porter le message évangélique là où la mission les appelle, fortes de cette Parole : « Voici que je fais toutes choses nouvelles. » Ap. 21,5 Elles désirent porter un message d’amour partout où elles sont; message qui se traduit par leur simplicité de vie, leur amour des pauvres, leur disponibilité ouverte à de nouveaux horizons. Avec le peuple de Dieu, spécialement avec les personnes qui ont collaboré et collaborent encore avec elles, les Sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie, veulent rendre grâce et célébrer le «Don de Dieu» fait à l’Église et au monde. Carmelle Perreault, S.S.C.M. supérieure provinciale
PRIÈRE POUR L’ANNÉE SACERDOTALE PRÉSENTATION Le pape Benoît XVI a fait, de juin 2009 à juin 2010, «une année sacerdotale» à l’occasion du 150ième anniversaire de la mort du curé d’Ars, le saint patron de tous les curés du monde. J’ai profité de cette année pour faire imprimer une prière spéciale que j’adresse à tous les diocésains et toutes les diocésaines. Par cette prière, je vous invite à rendre grâce au Seigneur pour tous les prêtres qui oeuvrent dans notre diocèse de Baie-Comeau. Je vous demande de les porter dans votre prière. Je demande aussi au curé d’Ars d’intercéder pour nous afin de nous faire découvrir la beauté de la Parole de Dieu et que nos familles chrétiennes soient familières de l’Évangile. De l’Avent 2009 à la Pentecôte 2011, je souhaite créer une chaîne de prière dans tout le diocèse. C’est par la prière que nous renouvellerons la vie chrétienne et que naîtront des vocations à la prêtrise. Je vous invite à prendre une prière et de la réciter tous les jours comme signe d’un grand mouvement de solidarité diocésaine. Je lance ce mouvement de prière en ce 8 décembre 2009, jour de l’Immaculée Conception. +Jean-Pierre Blais Évêque du diocèse de Baie-Comeau PRAYER FOR THE YEAR OF THE PRIEST PRESENTATION I have a project for your community: a prayer project. This year, our Pope Benedict the sixteenth has proclaimed the year of the priesthood, under the patronage of Saint Jean-Marie Vianney, the priest of Ars. I have a special prayer with three important intentions: I ask you to pray for our priests, for our understanding of the Word of the Lord and for all our families, so they can live their faith. From Advent 2009 to Pentecost 2011, I wish to create a prayers chain all over the diocese. So I invite you to take home this prayer and recite it everyday as a big sign of solidarity. Starting on December eight two thousand nine. +Jean-Pierre Blais Bishop of Diocese of Baie-Comeau
Noël approche. Cette fête déclenchera comme à son habitude une série de sentiments et d’impressions particulièrement liés à notre enfance. Nous comptons les « Noëls » comme les anniversaires et nous les évaluons aussi, dans un contexte toujours nouveau du monde. Nous avons parfois la naïveté de croire que hier était meilleur que « l’ici et maintenant ». Mais chaque époque livre ses défis particuliers et chaque fête de Noël livre sa propre espérance. Quelle sera la nôtre en cette nuit de Noël 2009? Assurément, le « vrai Noël » sera toujours une Espérance au-delà de notre portée et de toute manipulation commerciale. Le « vrai » est l’accueil d’un Dieu naissant sur la paille et sans papiers, ce qui n’est pas très vendeur dans l’hyper marchandisation de l’humain ! C’est peut-être pour cela que le visage d’un enfant, longuement contemplé (et non gâté à l’extrême), devrait éveiller le goût du « petit et du modeste » qui manque cruellement dans nos sociétés asphyxiées par toutes sortes de compétitions et de grandeurs. En ce sens, "devenir des enfants" selon l'invitation de l'évangile n'est pas si facile que cela! L’homme Dieu est né « incognito », sans parures dorées, sans publicité autre que celle de pauvres bergers errants. La vie chrétienne ne s'enracine-t-elle pas dans cette modestie en acte et en esprit? Le temps de l'Avent n'est-il pas invitation à vivre de cette grandeur de Dieu qui n'écrase point et qui seule peut faire la place à chacune et chacun? Jimmy Delalin, prêtre Formateur diocésain
« Je m’excuse mais je n’ai pas le temps ! » Cette réaction ou ce sous-entendu assez fréquent offre l’occasion de nous attarder sur la gestion de notre temps et de son emploi au seuil d’une nouvelle rentrée pastorale. Allons-nous être stressés par celui-ci ? Allons-nous mieux le partager et le recevoir des autres, le dompter ou le compter jalousement, nous angoisser une nouvelle fois du manque, du trop ou du pas assez? Comme dit l’écrivain : « Il n’y a que le temps qui ne perd pas son temps !» Si notre rapport à celui-ci s’avère délicat dans nos sociétés, discerner l’usage que nous en faisons au fil des jours peut nous aider à trouver un meilleur équilibre humain et spirituel.
La tyrannie du temps libre Au regard de l’histoire nous avons le privilège du temps. Nous vivons beaucoup plus longuement que par le passé (en 2002, 77 ans de durée de vie moyenne pour les hommes et 82 ans pour les femmes comparativement à 59 ans et 61 ans en 1920) et nous travaillons assurément moins longtemps que nos ancêtres. Ce constat faisait dire à l’Abbé Pierre que « Nous allons être une humanité condamnée au temps libre, et si nous n'inventons pas des manières de le rendre plus fécond, épanouissant pour l'homme, ce temps se traduit par la fuite, la drogue, l'alcool, la dégradation de l'homme. Il représente une malédiction terrible. » (Confessions. Paris, Albin Michel, 2002, p. 13) On peut difficilement nier cette inquiétude et ce signal d’alarme sur ce défi de mieux gérer son temps. A titre d’exemple, nous regardons en moyenne plus de quatre heures de télévision par jour selon les experts. Un rapide calcul donne le vertige: soit l’équivalent d’un mois et demi par année où nous sommes bombardés d’images et de sons par notre téléviseur. L’investissement de temps paraît en effet démesuré. Sans vouloir condamner la nécessité et l’utilité d’un tel média, demandons-nous honnêtement ce qui nous pousse à lui consacrer une telle présence? Imaginons un instant de transférer une petite parcelle de ce temps à autre chose qui soit plus humanisant et relationnel les uns pour les autres. Le vertige irait dans l’autre sens que cette dépendance qui fait écran à d’autres possibilités de la vie! Les temps sont « accomplis » La perception du temps demeure pour la foi chrétienne une donnée cruciale et fondamentale. Le temps est principalement alloué au service d’un travail de la création en vue du bien commun et d’une conversion aux béatitudes ayant pour seul horizon le « Royaume » des cieux advenu dans le Christ. Par sa mort et sa résurrection, Jésus ouvre définitivement, ici et maintenant, le temps éternel dans une joyeuse espérance. C’est le fond de notre credo et de nos motifs d’actions. La mobilisation de toutes nos énergies est requise en vue de se préparer à vivre Dieu en plénitude selon la célèbre déclaration de saint Irénée: « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant, et la vie de l’homme, c’est la vision de Dieu. » Voilà la ligne de mire du temps présent : se préparer jour après jour pour ce face à face d’amour avec le Père et selon la proclamation du Christ le temps est favorable. En effet, Jésus a totalement consacré le temps terrestre pour inaugurer cette alliance définitive avec l’humanité. En voyageant dans l’évangile, l’impression globale qui s’y dégage, c’est qu’il ne perd jamais son temps ! Poussé par l’Esprit, il marche sans arrêt car l’immobilisme n’est pas son fort. Il proclame les merveilles de Dieu en nous parlant sans cesse du Père. Il indique pour chacun un chemin de guérison pour nous libérer de nos servitudes. Il sait aussi prendre le temps de la fête et célébrer par le pain de la fraternité cette nouvelle alliance. Il prend le temps de se retirer dans le silence pour contempler la création majestueuse du Père même dans le moindre oiseau ou champ de blé. Il ne cesse jamais de prier comme il respire afin de rendre grâce et trouver les forces pour lutter contre les pièges de l’orgueil et du non-amour. Ce qu’il dit et ce qu’il fait est plein de Vie comme ces quelques miettes de pain tombées d’une table qui suffisent à redonner la foi et le salut à une étrangère! Jésus habite pleinement le temps pour en dévoiler le sens ultime afin que nous puissions le vivre en plénitude selon l’Esprit des béatitudes. Discerner l’usage de notre temps En méditant l’Evangile, nous pourrions discerner la manière dont nous investissons notre temps de vie dans l’esprit du Christ. Notre vraie fidélité ne se trouve nulle part ailleurs. Pourquoi ne pas nous poser cette question en toute lucidité : mon emploi du temps est-il vécu pour croître davantage dans la Vie que Jésus me propose par les liens que suscite l’Esprit (famille, communauté, travail, bénévolat, loisirs…) ? Si demain le temps m’était compté, qu’est-ce qui me tiendrait vraiment à cœur de vivre au regard ultime de la foi ? Cette indésirable question n’est pas superflue. Elle nous provoque à faire l’état des lieux de nos priorités et de nos engagements en révélant parfois certaines de nos « consécrations » idolâtriques du temps. En vérifiant régulièrement avec d’autres nos investissements « temporels », nous serons peut-être conduits à vivre autrement le temps de notre vie. Du même coup, nous percevrons mieux la fiabilité et la fidélité de nos engagements les plus essentiels. Ayons l’humour d’entendre le Seigneur nous dire personnellement: « Que fais-tu de mon temps?» Prenons le temps de lui répondre ! Jimmy Delalin, prêtre Formateur diocésain ______________________________________________ 1 On lira avec profit le chapitre n° 7 de la dernière encyclique du Pape Benoît XVI à propos du bien commun Lettre encyclique « Caritas in veritate », 29 juin 2009.
2 « Sans la perspective d’une vie éternelle, le progrès humain demeure en ce monde privé de souffle. Enfermé à l’intérieur de l’histoire, il risque de se réduire à la seule croissance de l’avoir » Idem N°16.
Frère Fernand Dumont, o.m.i. décédé le 24 août 2009 à Richelieu à l’âge de 73 ans. Les funérailles ont eu lieu au sanctuaire du Cap-de-la-Madeleine.
Sœur Marie-Paule Dumont, e.j.c., décédée le 4 septembre 2009 à l’âge de 74 ans. Les funérailles ont eu lieu à Rivière-du-Loup. Ils étaient membres de la famille du père Théodore Dumont, o.m.i. de la paroisse Marie-Immaculée de Sept-Îles. Aux personnes affectées par ces deuils, nous offrons nos plus sincères condoléances et l’assurance de notre prière.
NOMINATIONS DIOCÉSAINES (9/09/2009) Mgr Jean-Pierre Blais, évêque du diocèse de Baie-Comeau , vient de procéder aux nominations suivantes : M. l’abbé Yves Lemieux, renouvellement de mandat de curé à Portneuf-sur-Mer, Forestville, St-Marc-de-Latour et Ste Thérèse-de-Colombier. L’abbé Alain Latulippe, renouvellement de mandat de modérateur de l’exercie de la charge pastorale à St-Jean-Eudes de Baie-Comeau et Pointe-Lebel. P. Gérard Boudreault, o.m.i., renouvellement de mandat de membre de l’équipe in solidum des communautés de Betsiamites, Mani-Utenam et Uashat. P. Robert Châteauneuf, o.m.i., renouvellement de mandat de membre de l’équipe in solidum des communautés de Mani-Utenam, Uashat et Betsiamites. P. Laurent Desaulniers, o.m.i., renouvellement de mandat de modérateur de l’équipe in solidum aux communautés de Mani-Utenam, Uashat et Betsiamites; aussi chargé des communautés de Natashquan ( Notre-Dame-des-Indiens), Mingan, La Romaine et Schefferville. M. l’abbé René Théberge, renouvellement de mandat de modérateur de l’exercice de la charge pastorale à L’Ange-Gardien de Sept-Iles et Christ the King. P. Julien-Marie Turbis, c.j.m., renouvellement de mandat de curé à Longue-Pointe-de-Mingan, Magpie, Rivière- au-Tonnerre et Rivière St-Jean. NIVEAU DIOCÉSAIN Mme Denise Ouellet, renouvellement de mandat de répondante de la formation à la vie chrétienne Mme Micheline McKnight, renouvellement de mandat de responsable du comité pour le catéchuménat. Mme Christine Desbiens, renouvellement de mandat de responsable en communications. Mme Irène Cantin, renouvellement de mandat de membre du comité diocésain de la formation des candidats au presbytérat et au diaconat permanent. M. Jean-Marc Richard, renouvellement de mandat de membre du comité diocésain de la formation des candidats au presbytérat. ANIMATION DE ZONE : Mme Nicole Jomphe-Émond, renouvellement de mandat d’animatrice de la zone 1. Mme Irène Cantin, renouvellement de mandat d’animatrice de la zone 2. AGENTES DE PASTORALE PAROISSIALE Mme Denise St-Pierre, renouvellement de mandat d’agente de pastorale à St-Jean-Eudes de Baie-Comeau. Mme Diane Cantin, renouvellement de mandat d’agente de pastorale à La Nativité-de-Jésus de Baie-Comeau. Mme Jocelyne Gagnon, renouvellement de mandat d’agente de pastorale à La Nativité-de-Jésus de Baie-Comeau. S. Élisabeth Roy, s.s.c.m., renouvellement de mandat d’agente de pastorale à Gallix. Mme Lison Migneault, renouvellement de mandat d’agente de pastorale à Marie-Immaculée de Sept-Iles. S. Françoise Bérubé, s.c.q., renouvellement de mandat d’agente de pastorale à Rivière-au-Tonnerre et Magpie. S. Édith Richard, s.c.q., renouvellement de mandat d’agente de pastorale à Longue-Pointe-de-Mingan. S. Ghislaine Charland, c.n.d. et S. Diane Caron, c.n.d., renouvellement de mandat d’agentes de pastorale à Notre-Dame-des-Indiens de Natashquan. S. Clémence Bélanger, n.d.p.s., renouvellement de mandat d’agente de pastorale à Pointe-aux-Outardes et Les Buissons. Mme Monique Migneault, renouvellement de mandat d’agente de pastorale à Chute-aux-Outardes.
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Juillet / Août 2009
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mai / Juin 2009
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mars / Avril 2009
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Janvier / Février 2009
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Novembre / Décembre 2008
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Septembre / Octobre 2008
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Juillet / Août 2008
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mai / Juin 2008
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mars / Avril 2008
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Janvier / Février 2008
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Novembre / Décembre 2007
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mai-Juin / Juillet-Août 2007
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Mars 2007
Bulletin L'Église de Baie-Comeau, Janvier 2007
Protocole d'intervention dans les situations d'abus sexuels
Le patrimoine religieux de la Côte-Nord
Carême 2005 Témoins de Dieu pour un monde nouveau
Éditorial, L'Église de Baie-Comeau, Volume 37, numéro 8, Novembre 2004
Diocèse de Baie-Comeau 639, rue de Bretagne Baie-Comeau (Québec) G5C 1X2 Téléphone : (418) 589-5744 / Télécopieur : (418) 295-3145 diocese.bcomeau@cgocable.ca
|